De salariée à gérante : l’appel de l’entrepreneuriat
Amélie Decaillon a repris il y a près d’un an un salon de coiffure à Dechy, en activité depuis 1995. En plus de la gérante, l’établissement emploie aujourd’hui une salariée, présente avant le rachat, et une apprentie préparant un CAP.
Découvrez dans cet interview croisée le projet porté par Amélie Decaillon à travers son témoignage, et celui de Gwendoline Blary, sa chargée d’accompagnement et de financement à Nord Actif
Qu’est-ce qui vous a motivée à franchir le pas de l’entrepreneuriat ?
Amélie : Cela faisait 4 ans que je travaillais dans un salon, après l’obtention de mon CAP et de mon Bac Pro en apprentissage dans un autre salon, dans lequel je suis restée 6 ans. En voyant tous les efforts que je faisais pour le salon, je me suis dit que je pourrais les faire pour moi-même en fait ! Mes amies m’ont beaucoup soutenue et motivée, elles m’ont dit « il n’y a pas de raison que ça ne marche pas », donc j’ai décidé de me lancer et d’ouvrir mon propre salon.
Comment s’est déroulée la concrétisation de ce projet ?
Amélie : Quand j’ai entamé les démarches, après avoir trouvé un fonds de commerce à louer, je me suis rapprochée de la BGE pour un accompagnement. La BGE m’a ensuite dirigée vers Nord Actif. Nous avons examiné ensemble avec Gwendoline Blary les différentes hypothèses financières et stratégiques liées à la location ou l’achat. Ce travail de réflexion m’a permis de mieux comprendre les avantages et contraintes de chaque option. Finalement, j’ai décidé de privilégier l’achat du fonds de commerce, ce qui a rendu mon projet plus solide et adapté à mes objectifs.
Gwendoline : J’ai tout de suite vu la motivation et le potentiel d’Amélie, même si le fonds de commerce qu’elle souhaitait initialement louer n’était pas idéal. Fort de mon expérience sur ce type de dossier, je l’ai donc encouragée à reconsidérer toutes les hypothèses et notamment celle de l’achat du fonds.
Amélie : J’ai eu la chance de trouver ce salon, qui est franchisé, et ça m’a permis d’être accompagnée dans les démarches par le gérant de la franchise. Et comme Mme Blary avait travaillé avec le banquier auparavant, la banque m’a très vite fait confiance en m’accordant un prêt.
Comment avez-vous perçu ce nouveau projet ?
Gwendoline : Quand Mme Decaillon a trouvé ce fonds de commerce, je lui ai dit de foncer :
je connaissais cette franchise très locale et plutôt familiale, avec un accompagnement dont elle avait besoin pour réussir son projet, et j’étais persuadée que le prêt pourrait lui être accordé avec notre garantie. Le fait d’avoir déjà travaillé avec la banque sur ce même type de dossier, avec cette même franchise, a facilité le processus, c’est vrai.
Quels dispositifs d’accompagnement ont pu être mobilisés ?
Gwendoline : Nous avons accompagné son projet avec une garantie Emploi couvrant 50 % du montant emprunté, soit 19 000 €. Amélie était également éligible au dispositif Accès +, ce qui lui a permis de suivre un parcours de formation adapté, tout en bénéficiant d’une prime de 1 000 € pour renforcer son apport et sécuriser le lancement de son activité.
Avec le recul de cette première année, quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer ?
Amélie : Il faut en vouloir, être motivée et surtout aimer son métier. Il faut ne pas avoir peur des risques, et bien s’entourer. Et le résultat en vaut le coup !
Je ne regrette pas du tout ma décision, même si c’est vrai que c’est beaucoup de responsabilités.
A bénéficié
A été accompagné par
Nord Actif




