Raconte-moi : quatre étudiants créent un jeu intergénérationnel
Selma (33 ans), Lucy (26 ans), Anthony (26 ans) et Timéa (25 ans) ont créé Inter’lude, une entreprise spécialisée dans les jeux intergénérationnels. Née d’un projet d’école en master, leur initiative vise à créer du lien entre les générations et à apporter de la joie aux personnes âgées.
Découvrez dans cet interview croisée le projet porté par Timéa Dos Santos, Anthony Monchiet, Lucy Vaugeois et Selma Ait Haddi à travers leur témoignage, et celui de Marine Beauquel, leur chargée d’accompagnement et de financement à Nord Actif
Comment est né le projet Inter’lude ?
Selma : On ne se connaissait pas tous avant ce projet, ça a été un projet d’école, en première année de master. On devait créer une société viable avec un but soit social, soit d’innovation technologique. Nos quatre personnalités ont fait que nous avons choisi le social, et plus spécifiquement l’intergénérationnel et les personnes âgées.
Pourquoi avoir opté pour la création d’un jeu ?
Timéa : On souhaitait initialement faire une offre de service. On s’est confrontés au marché, et face au manque de moyens dans les structures publiques, nous avons dû nous adapter. On a cherché longtemps, on s’est concertés…
Lucy : On s’est dit : qu’est-ce qui est accessible, facile et réutilisable ? Le jeu de société ! C’est intergénérationnel, tout le monde peut y jouer.
Qu’est-ce qui vous a décidés à transformer ce projet en réalité ?
Selma : C’était vraiment un projet qui nous tenait à cœur. On a commencé à en discuter : on se lance, on se lance pas ? Est-ce qu’on prend le risque ? On a fait un concours d’entrepreneurs, qu’on a gagné en novembre 2023. On nous a dit « lancez-vous, c’est maintenant ». Et on a pris le risque.
Anthony : On s’est entourés pour finaliser le jeu, et on a pris contact avec Nord Actif. Notre comptable, qui était notre professeur en master, nous a dit d’aller toquer chez vous.
Comment s’est passée votre rencontre avec Nord Actif ?
Lucy : Vous avez été très importants. Parce qu’en fait, on s’est rendu compte qu’on avait quand même mis de nos fonds propres, en tant qu’étudiants. Marine Beauquel nous a aidés, nous a rassurés aussi sur la manière de lancer le projet. C’est motivant de se dire qu’on est soutenus par un organisme qui croit en notre projet.
Timéa : On n’y croyait pas, on se disait « pourquoi nous, on sort juste d’école ». Le soutien financier d’un organisme, c’est quand même super important. On a fait un prêt quand même conséquent, sans un soutien financier, je ne suis pas sûre qu’on aurait continué.
Qu’est-ce qui vous a convaincue d’accompagner ces jeunes entrepreneurs ?
Marine : Leur projet avait plusieurs atouts : d’abord l’impact social fort, avec cette volonté de créer du lien intergénérationnel. Ensuite, j’ai été séduite par la complémentarité de l’équipe – on sent bien que chacun a trouvé sa place selon ses compétences et sa personnalité. Selma sur le B2B, Lucy sur la communication, Anthony sur les chiffres et le B2C, Timéa sur l’administratif et le digital.
Comment gérez-vous cette complémentarité au quotidien ?
Selma : On est tous commerciaux au final, mais nos rôles se sont définis en fonction de nos personnalités. C’est ce qui fait notre force : on se complète naturellement.
Marine : C’est exactement ce qu’on recherche chez Nord Actif : des projets portés par des équipes motivées, avec une vraie vision sociale et cette capacité à rebondir face aux obstacles.
A bénéficié
A été accompagné par
Nord Actif




